hLES COREENNES : FESTIVAL D'AVIGNON
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FESTIVAL
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AVIGNON, FRANCE
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1998
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1- Message du Président de la République de Corée
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2- Pourquoi les Coréennes ?
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3- Présentation de la Fondation Samsung de la Culture
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4- Nouer la tradition avec la modernité : intentions du directeur artistique
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5- A la découverte de la musique coréenne traditionnelle
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6-La danse coréenne
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7- La danse bouddhique de YI Mae-bang
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8- Le P'ansori d'AN Sook-sun
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9- Le Saengsobyungju et le Suryounguhm
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10-Le solo de daegum et le Chungsunggok
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11- Kagok et le Taepyungga (hymne à la paix)
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12- Chunaengmu ( Chant du rossignol au printemps )
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13- Sujechon
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14-Institut National Coréen de Musique et de Danse Traditionnelles
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15- KIM Myung-ja et le Salpurichum
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16- Le shinawi
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17-KIM Duk-soo et son ensemble Samulnori - Hanullim
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18- Yook Tae-ahn / Subyok-tchiki, art martial
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19- Artistes et Installations artistiques
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20- Artistes et Danse et Musique
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21- Programme du festival et Réalisation de la brochure






























[ 20 ] Artistes : Danse et Musique KIM Dae-hwan, LEE Hye-kyung, KANG Tae-hwan, NAM Jeong-ho


KIM Dae-hwan

Né le 25 novembre 1933 à Inchon Percussionniste et graveur miniaturiste


Dae-hwan a un goût particulier pour ce qui est nouveau. C'est lui qui a constitué le premier groupe de musique rock en Corée. Il joue aussi bien avec des formations de jazz que de musique traditionnelle, ou encore avec des troupes de danseurs. En 1978, il fonde un trio de jazz avec son cousin KANG Tae-hwan qui joue du saxophone alto. Dix ans durant, ce trio donne des concerts en Corée et au Japon, avec un succès énorme. Soejima Teruto, célèbre critique de jazz japonais, le place au plus haut rang dans le monde.

Pour KIM Dae-hwan, tout rythme est une pulsation de la vie même. Sa musique est simple, limpide. Parfois, il ne joue qu'avec un ou deux instruments pendant toute la représentation.

Il a une seconde passion, celle de la micro-gravure, domaine dans lequel il détient un record homologué dans le livre Guinness des records. Il est capable de graver plusieurs dizaines de caractères empruntés à des sûtras bouddhiques, sur un morceau d'ivoire de cinq millimètres ou sur un grain de riz.

Il a aussi un faible pour la moto... Il lui arrive de jouer sur un fond de bruit de moteur ! Il va d'un concert à l'autre sur sa moto, du Japon à la Chine. Il est bien connu aussi pour être particulièrement oublieux quand il est absorbé par quelque chose qui le passionne...


LEE Hye-kyung

Née le 18 juin 1960 à Pusan Danseuse et chorégraphe

LEE Hye-kyung a étudié au Département de danse de l'université féminine de Pusan. Elle a abordé tous les genres : ballet classique, danse moderne et danse traditionnelle. En 1985, année où elle obtient son diplôme de danse, elle remporte la médaille d'or au Concours de danse moderne organisé par la KBS, chaîne de télévision nationale. Devenue danseuse professionnelle, elle travaille d'abord dans diverses troupes, puis, en 1990, elle décide de faire cavalier seul pour trouver son propre langage. Elle apporte à son art quelque chose de novateur en fondant ensemble des gestes empruntés aux genres aussi bien traditionnel que moderne. En 1994, elle a été l'invitée du festival international de danse de Kuala-Lumpur (Malaisie) ; en 1995 elle s'est produite au Japon à l'occasion de l'ouverture du centre culturel d'Ai Ichi à Nagoya.

Sa technique se caractérise par la précision et la sûreté du geste, ainsi que par cette gestuelle très coulée qui est le propre de la danse traditionnelle. Soucieuse d'expérimenter des formes nouvelles, elle explore ce que peuvent échanger les musiques traditionnelles et le jazz.


KANG Tae-hwan
Né le 15 juillet 1944 à Séoul, Saxophoniste



Il s'initie à la clarinette dès l'école primaire. Plus tard, il se met au saxophone alto, puis fonde un groupe de jazz. En 1978, il crée le Free jazz Trio avec le percussionniste KIM Dae-hwan et le trompettiste CHOI Sun-bae qui l'un et l'autre partagent sa passion pour la musique expérimentale. Dix ans durant, ils vivent dans et pour la musique, défiant ses conventions, repoussant les frontières admises par les genres.

KANG Tae-hwan, dont la technique n'a rien à envier à personne, confie volontiers que ce qui lui importe, c'est d'abord l'image musicale, l'impression qu'il veut donner. Aucun fétichisme chez lui pour la technique pure.

Celle qu'il possède n'en est pas moins solide et à bien des égards surprenante; il maîtrise avec une rare aisance la technique de la respiration en continu, celle de la superposition des notes ou encore celle du vibrato. Il a participé à de nombreux festivals de jazz en Allemagne, en Europe du Nord et en Russie. Mais c'est le Japon qui lui a offert ses plus grands succès ; ses fans japonais se sont même regroupés en association. Il a, d'ailleurs, publié plusieurs disques. KANG Tae-hwan est constamment à l'affût de nouvelles expériences musicales, qui sont autant d'invitations à jouer pour les autres musiciens.


NAM Jeong-ho

Née le 31 décembre 1952 à Kimchon Danseuse et chorégraphe

Dès l'âge de dix ans, NAM Jeong-ho étudie le ballet et la danse traditionnelle. Après avoir passé une licence de danse en 1975, puis une maîtrise à l'université Ewha à (Séoul), elle se rend en France, où elle obtient un D.E.A. à l'université de Haute-Bretagne-Rennes Il (1979), puis un diplôme de danse à l'université de Paris-Sorbonne (1981).

Parallèlement, elle enseigne à l'IPAC (1979-1981), tout en dansant dans la compagnie parisienne jean-Gaudin. Rentrée en Corée en 1982, elle y commence aussitôt une carrière de danseuse et de chorégraphe. Elle crée de nombreuses chorégraphies : Bonjour, Diagonale, Continuity, Quartet, Play, Balloon Heart, Self-Portrait, Everybody! Lets Go on to Catch the Moon, A Child who Caught a Moon, Hey! Whats Going on over there? Like a Rolling Stone, Kasiri (Vous partez), Wanderers. En 1990, elle reçoit le prix Coparnas de l'Association coréenne de danse moderne et décroche le prix spécial au Concours international de danse de Saitama (Japon). En 1993, elle se voit attribuer le prix Kim Su-gun pour les arts et la culture. Tout en poursuivant sa carrière de danseuse et de chorégraphe, elie enseigne maintenant la danse à l'Université Nationale des Arts (Séoul).